L'Attribution de 5 sites miniers en exploration :
Deux groupements chinois et un canadien retenus
|
Le Maghreb
Le quotidien de l'économie
23 Juillet 2007
|
Sur les 9 sites miniers, dans différentes régions
de l'intérieur et du sud du pays, concernés par l'opération
d'adjudication, lancée par l'Agence nationale du patrimoine
minier (ANPM), seuls 5 sites ont été attribués
hier à l'issue de la séance publique d'ouverture des
plis financiers qui s'est déroulée au siège du
ministère de l'Energie et des Mines.
Au terme de cette opération d'ouverture des plis, l'ANPM a
retenu 3 entreprises étrangères ayant soumissionné
pour l'exploration de 5 sites miniers, à savoir Hammam N'bails
(Guelma), Boudjabeur (Tebessa), El-Ouasta (Souk Ahras), In Ouzzal
1a et In Ouzzal 1b (Tamanrasset). Les trois soumissionnaires retenus
sont deux groupements chinois, Cecomines et Socom, ainsi que le groupement
canadien Mines Cancor. Ainsi, le groupement chinois Cecomines qui
arrive en tête, s'est vu attribuer les sites de Hammam N'bails
qui renferme de l'antimoine, du plomb et du zinc, Boudjabeur (plomb,
zinc), El-Ouasta (plomb-zinc).
Le groupement canadien Mines Cancor et le deuxième groupement
chinois se sont vu attribué respectivement le site de In Ouzzal
1a pour le premier et le site In Ouzzal 1b pour le second, les deux
sites renfermant de l'or. Le montant total des offres financières
proposées par ces trois soumissionnaires s'élevaient
à 2,36 millions de dollars (environ 164,2 millions de dinars)
et les délais des travaux d'exploration sont fixés entre
24 et 36 mois. Pour les quatre sites restants, Damrane (cuivre), Rahmane
(cuivre), Ait Oklan (fluorine), Hammimet (fluorine) et qui n'ont pas
reçu d'offres, un nouvel appel d'offres sera lancé prochainement
pour leur adjudication. Cependant, l'ANPM n'a pas exclu le recours
à d'autres modalités pour leur attribution, selon le
président du conseil d'administration de l'agence, M. Abdelkader
Benyoub. Il a, par ailleurs, indiqué que l'ANPM avait "des
indications positives sur l'existence de terrains diamantifères
en Algérie, notamment dans les sites de Bled Elmas et Djebel
Aberraz près de Reggane, dans le sud-ouest algérien".
"Le potentiel de ces sites n'a pas encore été déterminé
mais l'ANPM est actuellement en phase de traitement des données"
disponibles, a-t-il ajouté. Depuis l'adoption de la nouvelle
loi sur les mines, en 2000, au moins 530 titres miniers (permis de
prospection, d'exploration et d'exploitation) ont été
attribués à l'issue d'appels d'offres. Le montant total
des recettes générées par l'attribution des titres
miniers avoisinent, à ce jour, les 3,7 milliards de dinars.
Il convient de rappeler que les nouvelles législations qui
ont vu le jour en 2001 dans le cadre de la libéralisation de
l'économie à la fin des années 1990, ont permis
aux entreprises étrangères et privées d'investir
dans le secteur minier, boostant ainsi un secteur jusque-là
inerte. La dynamique ainsi créée a fait dire à
Oxford Business Group que l'Algérie est sur le point de lancer
une mini-révolution minière, notamment dans le secteur
aurifère. "Ce n'est peut-être pas la ruée
vers l'or du milieu du XIXe siècle en Amérique du Nord,
mais l'Algérie entend bien lancer une mini-révolution
minière en ouvrant le pays aux activités de prospection
et d'exploitation", a écrit Oxford Business dans son dernier
rapport périodique.
Yacine B.
|
"Un
avenir en or" pour le secteur minier en Algérie, selon Oxford
Business Group
|
LONDRES, 30 juin 2007 (APS-POOL-UMA)- |
Oxford Business Group a estimé que l'Algérie était
sur le point de lancer une mini-révolution minière notamment
dans le secteur aurifère grâce aux lois régissant
l'activité et l'exploitation minières.
"Ce n'est peut-être pas la ruée vers l'or du milieu
du 19ème siècle en Amérique du Nord, mais l'Algérie
entend bien lancer une mini-révolution minière en ouvrant
le pays aux activités de prospection et d'exploitation",
écrit le groupe d'affaires, pionnier en matière d'informations
économiques, dans son rapport périodique publié
cette semaine sous le titre "Un avenir en or".
Selon le même groupe, l'annonce des résultats d'appels
d'offres relatifs à l'attribution de marchés de prospection
concernant neuf sites miniers, confirme cette tendance. "La plupart
des sites proposés disposent d'un important réservoir
aurifère ou de minerai de cuivre", précise-t-il.
Oxford Business Group publie des rapports sectoriels périodiques
sur chacun des pays où il se trouve.
Le groupe d'affaires estime, par ailleurs, que l'industrie minière
algérienne en particulier le secteur aurifère a fait
son chemin. En effet, dans le cadre de la libéralisation de
l'économie à la fin des années 1990, de nouvelles
législations ont vu le jour en 2001 autorisant les entreprises
étrangères et privées à investir dans
le secteur minier. Selon le rapport du groupe, "la nouvelle loi
assure le même traitement à tous les investisseurs, autorise
la séparation entre la propriété du sol et la
propriété du sous-sol, consacre le droit de recours
à l'arbitrage international en cas de différends, et
prévoit des mesures incitatives aux investisseurs qui importent
l'équipement nécessaire à la bonne conduite des
opérations".
Citant des spécialistes en la matière, le groupe estime
que les réserves d'or algériennes non découvertes
serait '"très importantes" même s'il est difficile,
selon eux, de les évaluer en raison de "l'insuffisance
des activités d'exploitation et d'études de sol".
Selon Doug Perkins, PDG de Gold Mines of Algeria (GMA), le potentiel
aurifère pourrait avoir doublé en Algérie, ce
qui devrait, a-t-il dit, encourager les entreprises minières
étrangères à y investir.
Alors que les études menées dans les années
1980 suggéraient des réserves de l'ordre de 2,8 millions
d'onces, Perkins a indiqué que des études plus récentes
démontraient en effet que ce chiffre pourrait avoir doublé,
avec un potentiel minier estimé aux alentours de 5 millions
d'onces.
Oxford Business Group qui a ouvert un bureau à Alger avait
élaboré un rapport sur l'Algérie "Emerging
Algeria" en 2006.
Le groupe d'affaires est spécialisé dans les marchés
de l'Europe de l'Est, de l'Afrique du Nord, du Proche orient et d'Asie.
Ses publications, des études exhaustives sur les développements
macro et micro-économiques sont rédigées par
un groupe d'analystes en six mois.
|
Un
choix brillant
8 gisements d’or du Hoggar trouvent acquéreurs
|
Extrait :El moudjahid
03 juin 2007 |
Hier, le siège du ministère de l’Energie et
des Mines a, sous l’égide de l’Agence nationale
du patrimoine minier (ANPM), abrité une cérémonie
d’adjudication séance tenante de titres de prospection
minière. Neuf offres techniques et financières ont présentées
pour l’attribution de titres de prospection d’or, cuivre,
molybdène et de terres rares à Tindouf et à Tamanrasset.
Pour la région de Tindouf, deux titres miniers étaient
en course, Bled M’Dena (cuivre, or et molybdène) et Akilet-Deilel
(or) et ont été remportés par la société
chinoise CGC Overseas Construction ITD avec une offre de 30 000 dollars
pour chacun. A l’exception du bloc de prospection de terres
rares à Ihouhaoune qui n’a reçu aucune offre et
qui sera remis en course, les six autres blocs de la région
de Tamanrasset ont eux été attribués. Ainsi,
ces titres ont été remportés par la compagnie
canadienne Mines Cancor Inc à Tan Chaffao (cuivre et or) pour
30 000 dollars, par la société chinoise China Geoenginerring
Corp (CGC) à In Allarene (or) pour 372 888 dollars, la société
chinoise CCG Overseas Construction ITD à Tin Zebane (or) pour
300 000 dollars, à Ameskor (or) pour 500 000 dollars et à
Chet Iller (cuivre et or) et à Tihimatine (or) pour 100 000
dollars. En rappelant qu’à l’issue d’un data
room qui a duré du 6 janvier au 30 mai 2007, 25 cahiers de
charges avaient retirés auprès de l’ANPM et que
18 soumissions ont été faites par sept compagnies. Des
soumissionnaires ou, et des sociétés réputées
en matière de prospection, exploration et exploitation minières
dont certaines telles la canadienne Geostat Inc, la marocaine Managem
et la britannique GMA Ressources ont vu leurs offres néanmoins
rejetées car jugées insuffisantes financièrement.
Cela a contrario pour les deux sociétés chinoises suscitées
et qui ont remporté des titres miniers en or avec des offres
financières conséquentes. Pour les compagnies retenues,
le retrait des permis de prospection est prévu dans 10 jours.
En rappelant que si les adjudicataires sont intéressés
par l’exploitation ultérieure des périmètres
miniers, ils doivent créer avec la compagnie nationale Sonatrach
des joint-ventures dont la partie algérienne y participe avec
un minimum de 15% au capital. Une condition satisfaite au demeurant
dans les offres soumises et retenues. Cela étant, le même
siège abritera demain, sous l’égide de la même
ANPM la phase technique de l’adjudication de neuf titres miniers
d’exploration.
|
Algérie:
L'activité minière face à l'obligation de protection
de l'environnement
|
Extrait : La Tribune (Algerie)
12 Mars 2007. |
En Algérie et ailleurs, elle est considérée
comme «nécessaire et utile» mais, aussi, «fatale».
L'Algérie, jadis sans grands soucis concernant le domaine environnemental,
s'est vue contrainte, au fil des ans et de son développement
socioéconomique, à la nécessité de préserver
et de protéger la biodiversité tout en permettant l'investissement
économique. C'est le cas, par exemple, du domaine de l'activité
minière en particulier et de l'énergie en général.
Le nouveau dispositif législatif dans le secteur des mines
et carrières (notamment la loi n°01-10 du 3 juillet 2001
portant loi minière) permet à tout investisseur, qu'il
soit national, étranger, public ou privé, d'intervenir
dans les domaines de la prospection, de l'exploration et de l'exploitation.
La mission d'expertise y a ainsi trouvé toute sa dimension.
La politique directive, d'application obligatoire, contenue dans la
loi minière susmentionnée, porte en elle, du moins théoriquement,
l'aspect «contrainte» de la gestion environnementale et
l'amélioration de ce critère. Qu'en est-il de la réalité
minière et des carrières dans ses différents
paliers ?.
Dans ce cas ayant trait aux mines et aux carrières, et à
leurs effets sur l'environnement, un séminaire de deux jours
portant sur le développement durable dans ce domaine, plus
précisément sur les voies et moyens à mettre
en oeuvre dans les activités minières pour la protection
de l'environnement, a été tenu, au milieu de la semaine
amorçant le mois de mars 2007, à l'hôtel Aurassi
(Alger).
«Développement durable : réduction des impacts
des activités minières sur l'environnement -aspects
juridiques, réglementaires, financiers et techniques»
est le thème précis de ce séminaire ayant enregistré
la présentation de nombreuses et riches communications avant
l'entame de débats approfondis au sein des trois ateliers mis
en place dans ce cadre : aspects techniques, aspects juridiques, réglementaires
et administratifs, et, enfin, aspects financiers. Des recommandations
axiales étaient attendues à l'issue des débats
de ce séminaire auquel ont pris part également des experts
étrangers, en provenance notamment de France et du Canada.
Objectif annoncé de cette rencontre-débat : montrer
que l'activité minière peut être assurée
tout en protégeant l'environnement. Le ministre de l'Energie
et des Mines, Chakib Khelil, a eu à relever, dès l'entame
des travaux, l'objectif central de ce séminaire : «dégager
des propositions relatives aux mesures et aux solutions à nos
préoccupations en matière de protection environnementale».
Les recommandations du séminaire devraient ainsi aider à
rendre mieux lisible le volet pratique de toute cette problématique
liée à la dualité activité minière-protection
de l'environnement. Cela d'autant plus que le secteur minier n'a cessé
de s'élargir ces dernières années en Algérie,
comme en témoignent les quelque deux mille -1 919 pour être
exact- titres miniers enregistrés dans notre pays l'année
en cours (2007).
La communication présentée lors de ce séminaire
par une représentante du ministère de l'Aménagement
du territoire et de l'Environnement a résumé, d'emblée,
cet état de fait. Elle a rappelé à ce propos
que la politique environnementale en Algérie s'articule autour
des principes de «prévention, précaution, pollueur-payeur,
et participation-information», s'inspirant notamment des recommandations
du Sommet de la planète de Rio de Janeiro en juin 1992. Son
exposé a aidé à démontrer que le développement
durable, c'est d'abord un enjeu et des défis, cette communication
a permis de comprendre que l'Etat algérien a dressé,
à l'amorce de ce troisième millénaire (2000-2001),
un état des lieux sur la vulnérabilité et le
niveau de dégradation de l'environnement et que cela a débouché
sur l'élaboration d'une stratégie nationale décennale,
traduite par un plan d'action ambitieux pour «la conservation
de la biodiversité dans le pays et ses ressources naturelles».
Cette communication est intervenue après celle introductive
du séminaire présentée par le représentant
de l'ANGCM et a été suivie par nombre d'autres interventions
: «la forêt en tant que composante environnementale»
(communicant représentant le ministère de l'Agriculture
et du Développement rural), «l'assainissement et perspectives
de développement» (ministère des Ressources en
eau), «la protection de la santé des travailleurs et
populations» (ministère de la Santé, de la Population
et de la Réforme hospitalière), «l'organisation
administrative générale de l'activité minière
en Algérie» (Agence nationale du patrimoine minier, ANPM),
«l'expérience française mines et carrières»
(Institut national de l'environnement industriel et des risques, INERIS),
«contrôle législatif minier : cas du Canada et
de l'Australie» (Groupe-Conseil-Société d'ingénierie
Québec, ROCHE), «environnement minier et directives européennes»
(INERIS), «développement minier : quelles solutions pour
la protection de l'environnement» (Office de recherche et géologie
minière, ORGM), «biodiversité» (ROCHE),
«impacts des tirs à l'explosif sur l'environnement»
(M. R. Puntous), «drainage minier acide : état des connaissances
et études de cas marocains et canadiens» (département
de géologie, Faculté Casablanca), «étude
de cas d'une décharge de résidus miniers -usine de Glencore
en Italie-» (GLENCORE), «cas de Carmaux» (INERIS).
Au second jour du séminaire, les communications ont concerné
des thèmes allant de «l'état des lieux de l'environnement
lié à l'activité minière» aux «actions
environnementales au niveau des mines», en passant par le «cadre
juridique et réglementaire» en vigueur dans le domaine,
«la santé au travail dans le secteur des mines et carrières»,
le «rôle des aires protégées dans la conservation
de la biodiversité et impacts extérieurs», l'«environnement
minier, cas de Azzaba», ainsi que «les outils d'intégration
environnementale dans la gestion des carrières dans l'industrie
des matériaux de construction : faisabilité et efficacité»,
les «missions d'expertise» dans le secteur, «le
traitement des poussières dans les carrières de granulats»,
les «performances environnementales» (cas de FERPHOS,
spécialisée dans les engrais), etc. Globalement, il
en est ressorti que l'utilité d'allier besoins économiques
et sauvegarde de la biodiversité est, ici ou ailleurs, souvent
dérangée par les contraintes du terrain et de l'application
des textes réglementaires et autres régissant le domaine
minier. Tour à tour, tous ces communicants ont évoqué
l'obligation de l'étude du danger et de l'impact d'un projet
minier ou de carrière sur l'environnement. Les impacts sont
inimaginables et vont jusqu'aux inondations.
Nombreuses et multiples sont les répercussions néfastes
sur l'environnement. Ainsi, l'activité minière génère
des impacts sur les eaux (tarissement des sources et déviation
des cours d'eau ), sur les sols et habitations (structure du sol et
agglomérations avoisinantes, effondrements et affaissements
de terrains, interaction et pollution chimique ), sur les cultures
et les forêts (dépôt de poussière sur la
végétation ), sur le milieu naturel (perturbations de
la faune et disparition de la flore -couvert végétal-
), sur le paysage (impact visuel et dévalorisation culturelle
du paysage ), impacts liés aux bruits (concassage, matériaux
), impacts liés aux vibrations et projection de roches (conséquences
sur les personnes et les structures, fissurations rocheuses ), impacts
liés aux poussières (émissions diverses : à
ciel ouvert pour les carrières, au fond pour les mines souterraines,
en usine -concassage-, de gaz nocifs, etc.), médecine de travail
(54 cas de silicose à la mine d'El Abed dans la région
de Sebdou, cas de surdité aux mines de Boucaid à Tissemsilt
et Aïn Mimoun à Khenchela, etc.).
Face aux menaces sur l'environnement, le meilleur recours consiste
en la préservation de la nature elle-même ! A commencer
par les parcs naturels nationaux qui, même considérés
espaces protégés, subissent des assauts répétés
de la part de la main de l'homme toujours assoiffé de nouvelles
conquêtes socio-économiques immédiates, le plus
souvent, sans se soucier des répercussions sur le moyen et
long terme. Au nombre de onze seulement en Algérie, les parcs
naturels nationaux ont un rôle vital à jouer : préserver
la biodiversité. Préserver la vie tout simplement. Schéma,
certes, simple mais il condense si bien la réalité nationale
sur ce chapitre : la protection de 0,02% du territoire national (superficie
équivalente à l'ensemble des 11 parcs), permet la protection
de 60% des espèces animales en Algérie !
Tout aussi immense qu'effarante comparaison. Et l'impact touche,
tout autant, la végétation déjà très
réduite sur le territoire national quasi désertique
La communication présentée par la direction générale
des forêts (ministère de l'Agriculture), lors du séminaire
organisé la semaine dernière, a résumé
les «rôles des parcs nationaux dans la préservation
de la biodiversité» devant les «impacts négatifs
des carrières».
Avec le rappel que la notion de «protection de la nature»
est relevée pour la première fois en Algérie
en 1976 à l'occasion de la Charte nationale de cette année-là,
il est souligné l'existence, au jour d'aujourd'hui, de onze
parcs naturels nationaux. Huit sont au Nord (Djurdjura, El Kala, Chréa,
Taza et Gouraya -qui sont tous les cinq classés Réserves
de biosphère-, Belezma, Tlemcen et Theniet El Had). Deux sont
au Sud (l'Ahaggar et le Tassili N'ajjer -en 1972- qui est classé
Patrimoine mondial de l'humanité et Réserve de biosphère).
Enfin, un parc se trouve (classé en 2004) en milieu steppique
(Djebel Aïssa, wilaya de Naama).
Déjà soumis à une «forte pression des
habitants et des riverains», les parcs nationaux se trouvent,
eux aussi, victimes des impacts de l'activité minière
et des carrières puisque certains d'entre eux enregistrent
des activités du genre au sein de leurs périmètres
censés être «espaces protégés»
! Les programmes pompeusement élevés au rang de «développement
tous azimuts» font des ravages. Ces zones naturelles, au rôle
de conservation in situ, appellent également au secours. Et
le séminaire en question se devait de se pencher sur leur cas
à l'importance axiale dans la préservation de la biodiversité.
«Atout majeur», les parcs nationaux sont malheureusement
souvent perçus comme une «contrainte», explique
le communicant représentant la direction des forêts.
Malgré la clarté de l'article 3 de la loi minière
en vigueur, stipulant qu'«aucune activité minière
ne peut être autorisée sur les sites protégés
par la loi et/ou conventions internationales», nombre de parcs
nationaux se débattent, en recourant à des requêtes
auprès de la justice pour certains d'entre eux, contre l'insouciance
et les impacts négatifs des carrières. La défiguration
de paysages uniques, la détérioration de la biodiversité
et la provocation de diverses nuisances continuent dans ces «milieux
renfermant plus d'un tiers de la richesse nationale en faune et en
flore». Ahurissant et alarmant. Les formules alarmantes ne manquent
guère. Exemple : le traitement d'une tonne de minerai de bauxite
par l'électrolyse de l'alumine génère, selon
les experts, deux tonnes de déchets (boues rouges).
Des espaces plurisectoriels (énergies et mines, environnement,
santé, travail, recherche ) se doivent d'apporter et d'adopter
une stratégie, dans le seul cas de la protection de la population
(ne parlons pas ici des impacts sur les autres espèces vivantes
et la nature globalement), d'évaluation des risques liés
à l'activité minière.
Nécessité est vérifiée d'aménager
le terrain de manière à éviter l'érosion
du sol de couverture, pallier les carences nutritives (par l'amendement,
expliquent les experts dans ce domaine, la fertilisation et la fixation
biologique de l'azote) et créer un microclimat favorable à
la régénération des plantes.
Outre la remise en état des zones précédemment
exploitées (fermées ou abandonnées), est préconisé,
dans le cas des mines et carrières encore en activité,
le rôle pédagogique de l'Ecole des mines (spécialisée),
sise à El Abed (près de la mine zinc-plomb de cette
localité) dans la wilaya de Tlemcen, sur les intervenants directs
dans cette activité dans son volet lié à la protection
de l'environnement. Par ailleurs, et dans le cas des grandes carrières,
il est souligné le développement et la modernisation
des installations de dépoussiérage, une meilleure efficacité
et une maîtrise améliorée des missions d'expertise,
la création d'une banque de données spécifique
à l'exploitation minière et la protection de l'environnement,
la végétation renouvelée des sites miniers et
des carrières, etc.
Ce séminaire nous apprend que les maladies respiratoires
constituent la 5ème cause de mortalité en Algérie,
selon des statistiques de l'INSP (santé publique) datant de
2002. Il est clair, au-delà de l'obligation de procéder
à l'étude de danger et d'impact d'un projet quelconque,
que l'évolution pathologique des maladies suscitées
nécessite l'identification des zones à risque.
En élaborant sa stratégie et son plan d'action dans
ce domaine, l'Algérie entend conserver sa biodiversité
et ses ressources naturelles. Pour cela, le pays doit tracer sa politique
d'études d'impacts sur une assise scientifique (recherche et
application) inspirée des standards internationaux.
|
Gigantesque
découverte d’or à Tamanrasset
|
Liberté
jeudi 25 janvier 2007. |
Selon les estimations d’un opérateur australien, le gisement
d’Amesmessa pourrait produire entre 200 000 et 300 000 onces d’or
par an dans les 3 à 5 années à venir.
“Durant toute ma carrière, je n’ai jamais vu un
gisement aussi prometteur que celui d’Amesmessa. C’est
une chance que l’on a qu’une seule fois dans la vie.”
C’est ainsi que Doug Perkins, P-DG de Gold Mines of Algeria
(GMA), le consortium australien associé de Sonatrach dans l’exploration
aurifère au sud du pays, a qualifié les premiers résultats
des recherches effectuées par les deux entreprises dans la
région d’Amesmessa, située à 460 km à
l’ouest de Tamanrasset.
L’ampleur de la découverte semble avoir surpris les services
chargés de l’exploration de ce périmètre,
comme le démontrent les propos du patron de la compagnie.
En effet, dans un entretien accordé à l’agence
Reuters, le premier responsable de GMA a estimé que les efforts
d’exploration effectués au cours de ces dernières
années dans ce gisement d’or ont donné des résultats
“très prometteurs pour l’Algérie”.
L’opérateur australien est détenteur avec Sonatrach
de la joint-venture Enor, d’une licence d’exploration
et de développement du bloc en question. Doug Perkins, qui
n’a pas été avare de détails sur ce projet
où son entreprise détient 52% du capital, a affirmé
qu’il s’agit là “probablement du plus grand
gisement d’or en Afrique en dehors du Congo”. Selon les
estimations de l’opérateur australien, le gisement pourrait
produire entre 200 000 et 300 000 onces d’or par an dans les
3 à 5 années à venir. La production attendue
du gisement est estimée à environ 8 000 onces par mois,
ce qui permettra d’atteindre un total de production de 100 000
onces par an, toujours d’après les prévisions
de l’associé de Sonatrach.
D’autres travaux exploratoires en cours sur les périmètres
aurifères les plus prometteurs, devraient permettre de doubler
ou même de tripler la production dans les quelques années
à venir. Au prix actuel de l’or sur les bourses mondiales,
qui cumulent autour de 600 dollars l’once, le développement
d’autres gisements dans la région est nettement envisageable
à court terme, estime le patron de GMA. Les premiers lingots
d’or du gisement d’Amesmessa seront produits au cours
du 2e trimestre de l’année en cours.
Pour rappel, en plus du gisement d’Amessmessa, GMA et Sonatrach
ont acquis des licences pour l’exploration d’or sur les
périmètres de Tirek et Zita, dans la même zone.
La région de l’Ahaggar recèle d’importants
gisements d’or notamment, mais jusqu’ici, les travaux
d’extraction ont tardé à commencer en raison des
difficultés liées aux coûts induits par l’exploitation
et le traitement du produit minier.
Les principaux gisements sont, bien évidemment, Amessmessa,
où les réserves géologiques sont de l’ordre
de 3,38 millions de tonnes avec une teneur moyenne de 18 g/t, Tirek,
situé à 400 km de Tamanrasset, avec des réserves
géologiques de l’ordre de 730 000 tonnes avec une teneur
moyenne de 18 g/t, Tiririne, situé à 450 km à
l’est de Tamanrasset qui dispose de réserves de l’ordre
de 481 100 tonnes avec une teneur moyenne de 17 g/t et, enfin, In
Abegui où les réserves sont évaluées à
2 807 000 tonnes avec une teneur de 3,59 g/t. D’autres opérateurs
étrangers, à limage des Chinois, s’intéressent
de près à ces gisements. Certains d’entre eux
ont été d’ailleurs sélectionnés
pour engager les travaux d’exploration dans les périmètres
choisis.
La société chinoise Travaux hydrauliques Shaolin s’est
vu confier les travaux d’exploration et de mise en valeur des
périmètres aurifères d’Isselfène
Sud 1, Seldar et Iderksi situés dans l’Ahaggar, suite
au résultat de l’appel d’offres lancé en
juillet 2006. Cette dernière, qui détient une part de
53%, est associée avec Sonatrach (35%) et l’ORGM (14%).
Les estimations officielles indiquent que les réserves mises
en évidence sont de l’ordre de 100 tonnes, alors que
le potentiel global est évalué à plus de 200
tonnes. Selon le président-directeur général
de l’Entreprise nationale de traitement et extraction de l’or
(Enor), la production aurifère de l’Algérie devrait
croître en 2007 pour atteindre 3,2 tonnes.
Les perspectives prometteuses du secteur aurifère algérien
avaient, pour rappel, incité GMA à débourser
14 millions de dollars américains pour l’acquisition
de 52% des parts de l'entreprise publique dont le reste du capital
demeure en possession de la Sonatrach et l’ORGM.
|
Signature
des cahiers de charges relatifs à l'exploration minière
du gisement de fer de Ghar Djbilet (Tindouf) |
Extrait
d' El Moudjahid Le : samedi 06 janvier 2007 |
La compagnie nationale
des hydrocarbures Sonatrach a obtenu les titres d’exploration minière
du gisement de fer géant de Ghar Djbilet (Tindouf) après
qu’elle eut signé samedi à Alger les cahiers des charges
relatifs à ce projet avec l’Agence
nationale du patrimoine minier (ANPM).
Le contrat a été signé par le vice président
"aval" de Sonatrach, M. Abdelhafid Faghouli, et le président
de l’ANPM, M. Benyoub en présence du ministre
de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil.
Sonatrach a signé également, durant la même séance,
deux contrats d’association relatifs à l’exploration
et à la mise en valeur de gisements aurifères et de Zinc-Plomb
dans d’autres régions du pays.
Les réserves du gisement de Ghar Djebilet sont estimées
à 4 milliards de tonnes. |
Sites
Miniers : deux contrats d’association(Shaolin , sonatrach et ORGM)
relatifs à l’exploration et à la mise en valeur de
gisements aurifères et de Zinc-Plomb. |
Extrait
d' El Moudjahid Le :: samedi 06 janvier 2007 |
Deux contrats de partenariat dans l’exploration de deux importants
gisements ont été signés hier, au siège du
département de Chakib Khelil.
Des contrats d’une valeur totale de 5, 68 millions de dollars, remportés
par le géant chinois Chaolin à l’issue de la cérémonie
d’ouverture des plis qui s’est déroulée le 5
janvier 2007 et qui ont vu leurs cahiers de charges et projets d’association
paraphés en présence du ministre de l’énergie
et des mines.
Le premier projet à faire l’objet d’une concession,
concerne celui de l’exploration et la mise en valeur des périmètres
de Boukhedma, Kef Semmah et Ain Sedjra, dans lé région de
Bougâa, wilaya de Sétif. Des périmètres où
d’importantes quantités de plomb et de zinc ont été
signalées. Le contrat signé hier, d’une valeur de
3,68 millions de dollars se partage en fait, entre trois partenaires distincts
où le chinois Chaolin détient 51% des parts, Sonatrach 35%
(activité aval) et l’ORGM 14%.
Pour ce qui est du deuxième contrat, celui-ci est différent
dans le contexte où il s’agit de gisements aurifères.
Ce sont les périmètres d’Isselfène sud 1 et
sud 2, Seldrar et Idereksi dans la wilaya de Tamanrasset qui vont faire
l’objet d’un contrat similaire au premier, soit exploration
et mise en valeur. Un projet qui va coûter aux partenaires associés
quelque 2 millions de dollars, et où l’opérateur chinois
détient 53% des parts, Sonatrach 35% et l’ORGM les 12% restants.
|
Publication
du code minier algérien
|
Agence
Algérienne d'Information
06 Janvier 2007 |
Le
code minier algérien, contenant la nouvelle loi minière
et les textes d’applications, a été publié
par le ministère de l'Energie et des Mines.
Ce texte de 670 pages, contient la loi minière de 2001 et les
textes réglementaires d'application est mis à la disposition
des investisseurs intéressés par les ressources minières
algériennes.
"L'objectif principal de ce nouveau code minier est la valorisation
des ressources minérales dans une perspective de développement
durable", écrit dans la préface le ministre de l'Energie
et des Mines, Chakib Khelil, qui considère que ce code vient
"faciliter la tâche des investisseurs dans le secteur minier".
"L'opérateur minier et toute personne intéressée
par l'investissement minier en Algérie trouvera réponse
aux questions pouvant être soulevées sur les procédures
administratives d'octroi des titres miniers de recherche et d'exploitation,
les dispositions financières, fiscales et douanières,
la protection de l'environnement, les règles de l'art minier,
la gestion des substances explosives..", écrit le Ministre.
|
| Algérie
: Réouverture de la mine El Abed à la wilaya de Tlemcen
fermée depuis 2002 |
Mine
de zinc et de plomb d’ El Abed
L’exploitation confiée aux Chinois |
El
watan Edition du 5 septembre 2006 > Actualité
|
|
La mine de zinc et de plomb d’El Abed située dans la wilaya
de Tlemcen va être réouverte par une entreprise chinoise. Un protocole
d’accord a été signé, hier, entre le ministère
de l’Energie et des Mines et le Bureau de l’exploration
et de l’exploitation des ressources minérales et géologiques
de la province de Henan, de la République populaire de Chine.
Le protocole porte sur la réouverture de la mine et la reprise
de la production de zinc ainsi que sur l’exploration des périmètres
avoisinants pour la recherche de substances de même type. La mine
est fermée depuis 2002, selon le ministère. Auparavant,
elle était exploitée par l’Entreprise nationale
des produits non ferreux (Enof). Selon le ministre de l’Energie
et des Mines, Chakib Khelil, présent à la cérémonie,
cet accord survient après la visite effectuée il y a deux
mois en Chine et qui a permis de connaître sur place les capacités
du Bureau de la province chinoise de Henan. Actuellement, une délégation
chinoise composée d’une vingtaine de dirigeants et d’experts
du secteur des mines est en visite en Algérie. Les contacts noués
ont pu faire aboutir l’accord. De plus, l’Ecole des mines,
créée récemment, est située à El
Abed, ce qui constituera un plus pour la formation. Le projet deviendrait
un exemple pour le secteur des mines. Les Chinois vont investir plus
de 800 millions de dinars pour la réhabilitation de la mine.
Près de 400 millions de dinars seront investis aussi dans le
programme d’exploration géologique qui sera mené
sur trois ans. Au total, l’investissement global pour l’ensemble
de l’opération a été évalué
à 1200 millions de dinars. Ce projet a intéressé
la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach qui va prendre une
participation de 10% dans la société de droit algérien.
Selon M. Mohamed Tahar Bouarroudj, directeur général des
mines au ministère, le redémarrage de la mine d’El
Abed va pallier la fermeture du gisement de zinc de Chaâbet El
Hamra. La mine d’El Abed devrait produire 1000 t par jour, jusqu’à
1500 t. Le projet devrait aussi relancer l’économie et
l’emploi dans la région, selon le ministre. Selon le responsable
chinois qui a signé le protocole d’accord, près
de 600 emplois seront créés quand la mine sera entrée
en production. La partie algérienne a obtenu que la main-d’œuvre
recrutée sera algérienne, sauf pour les postes de management
qui seront doublés pour permettre le transfert du savoir-faire.
Les réserves en place seraient de 12 millions de tonnes toutes
catégories confondues. La situation économique et sociale
de la région d’El Abed, qui est une zone frontalière,
est conditionnée pratiquement par l’activité de
la mine d’El Abed. Shaolin, la filiale du Bureau chinois de la
province de Henan possède déjà deux titres miniers
en Algérie dans le Sud-Ouest, le gisement de cuivre de Boukais
et le gisement de manganèse à Guettara.
|
| |
| Nouvelles
mesures fiscales
pour les investisseurs miniers
Exemption des droits de douanes pour certains biens |
Biens
intervenant dans le processus d'exploitation minière
Des exemptions de taxes et redevances de douane prévues |
Actualité
(Dimanche 27 Août 2006)
|
| Un
nouveau décret exécutif fixant la liste des équipements
spécifiques exemptés de TVA et/ou de droits, taxes et
redevances de douane a été publié dans le Journal
officiel n°49 du 2 août dernier. Ce décret étend
les exonérations à pratiquement tous les biens intervenant
directement ou indirectement dans le processus d'exploitation minière.
Le texte modifie et complète les dispositions du décret
exécutif du 22 juillet 2003. Ce décret dans son article
2 stipule que “les biens d'équipement spécifiques
dont la liste est fixée en annexe du présent décret
(la liste est publiée dans le même Journal officiel), qu'ils
soient acquis localement ou importés par les entreprises titulaires
d'une autorisation de prospection, ou d'un permis d'exploration, ou
d'une concession minière ou d'un permis d'exploitation de la
petite ou moyenne exploitation minière, pour leur compte, et
destinés à être directement affectés à
l'activité de prospection, d'exploration et d'exploitation minières
sont exemptés de TVA”. Le décret n°06-257 du
30 juillet prévoit, par ailleurs, dans son article 3 une autre
liste des biens, matières et produits bénéficiant
des exemptions des droits, taxes et redevances de douane, lorsqu'ils
sont importés par les titulaires d'une autorisation de prospection,
ou d'un permis d'exploration minière, ou pour leur compte, et
destinés à être utilisés pour les activités
de prospection et d'exploration minières. Grâce à
la nouvelle loi minière, plus de 16 opérations d’adjudication
de la petite et la moyenne mines ont été réalisées
au cours de la période (2000-2005). Ces opérations ont
concerné plusieurs substances minérales nécessaires
à la fabrication des matériaux de construction. Le bilan
de ces opérations a permis d’octroyer 491 titres miniers
qui ont généré 2 milliards de DA versés
au Trésor public. La branche mines et carrières a enregistré
durant les six dernières années une croissance moyenne
de près de 10%. Cette croissance est tirée par l’augmentation
de la production de l’or, de fer et d’agrégats. Le
secteur privé dans la branche mines et carrières compte
plus de 1 000 petites et moyennes entreprises activant dans le domaine
d’extraction de marbre, de sel, d’agrégats et autres
substances. Il emploie 16 594 agents à fin 2005. |
Investissement
dans le secteur minier
Exemption des droits de douanes sur certains biens |
El
watan Edition du 23 août 2006 > Economie |
|
Le gouvernement algérien semble vouloir donner un grand coup
d’accélérateur pour attirer les investisseurs en
Algérie. Quelques mois après que le président Bouteflika
eut décidé d’amender la loi sur les investissements
pour la rendre plus « attractive », le chef du gouvernement,
Abdelaziz Belkhadem, a signé, le 30 juillet dernier, un décret
exécutif (06-257) fixant de nouvelles mesures destinées
aux investisseurs en prospection minière.
Le décret, a-t-on appris
de source crédible, fixe une liste d’équipements
spécifiques exemptés de TVA et/ou de droits, taxes et
redevances de douanes. En clair, les investisseurs d’exploitation
minière n’auront plus à payer pour les biens intervenant
directement ou indirectement dans le processus d’exploitation
minière. La liste des « biens » à même
d’être exonérés des droits de douanes est
assez longue, allant des vis jusqu’aux voitures 4x4. Le décret
précise dans son article 2 que « les biens d’équipements
spécifiques peuvent être acquis localement ou importés
par les entreprises titulaires d’une autorisation de prospection,
d’un permis d’exploration, d’une concession minière
ou d’un permis d’exploitation de la petite ou moyenne exploitation
minière et destinés à être directement affectés
à l’activité de prospection, d’exploration
et d’exploitation minière sont exemptés de TVA ».
« Les biens d’équipements, précise-t-on, ne
peuvent être exemptés des droits, taxes et redevances de
douanes qu’avec une autorisation de prospection ou d’un
permis d’exploration minière destinés à être
utilisés pour les activités de prospection et d’exploration
minières ». Le législateur a cependant introduit,
à la suite de l’article 3, un article 3 « bis »,
stipulant que « les modalités pratiques de contrôle
a posteriori et de suivi de l’utilisation des biens acquis dans
le cadre des dispositions du décret seront fixées par
arrêté conjoint du ministre des Finances et du ministre
de l’Energie et des Mines ». Une clause, indique-t-on, qui
va être insérée dans le souci d’éviter
les fraudes similaires à certaines exonérations de l’Agence
pour la promotion et le suivi de l’investissement (APSI). Les
exonérations octroyées aux entreprises du secteur des
mines devraient réduire considérablement les coûts
d’investissement et augmenter la rentabilité et la profitabilité
des investisseurs. Même si le secteur des mines en Algérie
souffre toujours de nombreux maux, il semble connaître ces dernières
années un renouveau avec l’arrivée des investisseurs
privés. Dans son bilan 2005, le ministère de l’Energie
et des Mines a souligné que le secteur minier a rapporté
quelque 2,5 milliards de dinars à l’Etat dans le cadre
des adjudications des titres miniers, un montant d’environ 50
millions de dollars a été investi dans le secteur des
mines et des carrières par des partenaires étrangers et
pas moins de 17 000 postes de travail ont été créés
par le secteur privé. Au menu des dernières mesures prises
par le gouvernement afin d’encourager l’investissement figurent
notamment la baisse de l’impôt sur des bénéfices
réinvestis, passant de 15 à 12,5%, ainsi que l’amendement
de la loi sur les investissements. Le nouveau texte promet d’offrir
aux investisseurs un meilleur régime d’avantages et une
organisation qui garantit plus de transparence et d’efficacité.
Il est question, selon un communiqué du gouvernement, de la simplification
du processus d’octroi des avantages à travers l’institution
d’un système simplifié d’éligibilité
aux avantages. Le nouveau système, précise le communiqué,
accompagne la mise en place de listes d’activités ou de
biens non éligibles aux avantages (systèmes listes négatives
fixées par le Conseil national des investissements), sauf pour
les projets présentant un « intérêt pour l’économie
nationale ».
|
| |
| La
Chine veut se renforcer en Algérie
Les gisements de fer de l’Algérie intéressent la
Chine qui ambitionne de se diversifier et de se renforcer dans les secteurs
stratégiques de l’économie algérienne à l’instar de ceux des hydrocarbures
et des infrastructures. |
Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran
(dimanche 9 juillet 2006)
|
L’intérêt des compagnies sidérurgiques chinoises pour développer et
mettre en valeur des gisements de fer algériens dans le cadre d’un
partenariat, a été exprimé au ministre de l’Energie et des Mines,
Chakib Khelil, et la délégation qui l’accompagne dans sa visite officielle
en Chine, lors de son déplacement au complexe sidérurgique du groupe
Bao Steel, géant de l’industrie chinoise de l’acier. Cette même source
indique que les différentes compagnies sidérurgiques chinoises avec
lesquelles la délégation algérienne a eu des discussions, ont marqué
leur intérêt pour le développement et la mise en valeur des gisements
de fer en Algérie, dans le cadre d’une approche globale de partenariat.
Chakib Khelil, qui achèvera sa visite en Chine aujourd’hui, a aussi
invoqué les opportunités de coopération entre l’Algérie et la Chine,
dans d’autres secteurs, lors de ses entretiens avec le ministre et
vice-président de la commission nationale de développement et de réformes.
Il s’agit, entre autres, de coopération dans les domaines de la construction
navale et de l’électronucléaire. Dans l’ensemble, ajoute la même source,
M. Khelil a souligné au cours de ses entretiens avec les responsables
chinois le rôle du secteur des hydrocarbures dans l’économie nationale
et les besoins croissants de l’Algérie en capacités de transport maritime
des hydrocarbures. M. Khelil a ainsi déclaré que sa visite en
Chine permettrait de jeter les bases d’une coopération fructueuse
entre les deux pays dans le domaine du transport maritime des hydrocarbures.
Cette visite, qui doit prendre fin aujourd’hui,
a permis au ministre algérien et à la délégation qui l’accompagne
de susciter l’intérêt des sociétés chinoises pour différents projets
engagés en Algérie, notamment dans les domaines des mines et de la
pétrochimie, afin de pouvoir développer l’énergie nucléaire destinée
à la production de l’électricité et à d’autres applications pacifiques.
Au nombre de ses grands chantiers dans ce secteur, l’Algérie cherche,
en effet, à développer des gisements d’uranium ainsi que le gisement
de fer géant de Gara Djebilet dans la région de Tindouf. En parallèle
aux grands chantiers qui nécessitent des investissement lourds, notamment
étrangers, le processus d’exploitation des petites et moyennes mines
et de l’exploration minière a été lancé par le ministère. 55 titres
miniers ont déjà été attribués, à l’issue de l’ouverture des plis
des offres au début du mois de février 2006, à des petites et moyennes
mines.
|
Secteur
des mines à Annaba Timide reprise des activités
A l’arrêt depuis plus de quinze années,
les deux mines de calcaire implantées dans la commune de Oued El Aneb
(Annaba) ont été remises en exploitation il y a quelques mois.
|
El
Watan Edition du 11 juin 2006 |
|
Ces deux réouvertures portent à six le nombre de carrières récemment
mises en activité, à l’issue de l’opération mise en adjudication organisée
par l’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM). Trois autres sites
de minerai de substances minérales devraient faire l’objet de la même
opération d’adjudication et pourraient être mis en exploitation prochainement.
Celui de feldspath implanté à Aïn Barbar dans la commune de Seraïdi
a été déjà attribué à un groupe minier national. Les deux autres mines,
dont une de production de pouzzolane (tuf volcanique) un adjuvant nécessaire
à la production du ciment à Chetaïbi, intéressent de nombreux opérateurs
économiques de la région. « L’exploitation de la mine de Feldspath
à Aïn Barbar a repris timidement. Nous nous attendons à mieux dans un
proche avenir. Les deux sites renferment des réserves de pouzzolane
assez importantes. Ils sont à même de satisfaire les besoins des cinq
cimenteries de l’est du pays », a estimé M. Benyakhlef, directeur
des mines et de l’industrie de la wilaya de Annaba. A l’arrêt depuis
1992 pour cause de problème sécuritaire, les deux mines de calcaire
au lieu-dit Kef Bouassida dans la commune de Chetaïbi seront mises aux
enchères dans les deux prochains mois conformément au planning des opérations
élaboré par l’ANPM. Remises en exploitation, elles permettront
la création de 4 unités de production de ce type de matériau et la satisfaction
à hauteur de 50% des besoins de Annaba. Des besoins exprimés particulièrement
pour la concrétisation du programme quinquennal de logements. Compte
tenu de l’important déficit en calcaire de l’ordre de 75%, la wilaya
est contrainte de faire appel à d’autres régions limitrophes pour l’approvisionnement
de ses chantiers. Des indices de substances minérales utiles ayant été
identifiés dans différentes communes de la wilaya, l’ANPM et l’Agence
nationale de la géologie et du contrôle minier (ANGCM) ont élaboré un
programme de recherches et d’exploration. C’est dans ce cadre que s’est
déplacée une équipe de géologues chargée d’entamer des études préliminaires.
Ces derniers mois, l’optimisme est de rigueur dans le milieu local des
mines. L’on parle de plus en plus de relance de l’activité minière.
Elle est consolidée par des mesures incitatives à destination des investisseurs
nationaux et étrangers et par des actions de promotion de la petite
et moyenne mine. « Les dispositions de cette loi s’appliquent aux
activités d’infrastructure géologique, de recherche et d’exploitation
des substances minérales ou fossiles. Elle ne concerne pas l’eau, les
gisements d’hydrocarbures liquides ou gazeux et schistes pétrolifères
concernés par des dispositions spécifiques », soutien le directeur
des mines et de l’industrie de Annaba. Contrairement à celle relative
aux hydrocarbures et à l’électricité, cette nouvelle loi sur les mines
n’a pas fait l’objet de longs débats et d’une large médiatisation. Elle
met fin au monopole de l’Etat sur les activités de ce secteur tout en
encourageant l’investissement privé sur la base d’une fiscalité attractive.
La même loi définit de façon claire et simplifiée les conditions juridiques
d’exercice de l’activité minière.
|
CADASTRE
MINIER NATIONAL
Déjà opérationnel, selon le président de l’ANPM |
Le
soir D'Algérie Edition du 18 Avril 2006
|
| Le
cadastre minier national est opérationnel, selon le président
du conseil d’administration de l’Agence nationale du patrimoine
minier (ANPM), Abdelkader Benyoub. Ce dernier a indiqué que tout
est saisi et informatisé, à 100%, en matière d’informations
relatives au domaine minier national et que chaque demande d’investissement
est introduite.
Cela, en attendant la diffusion de cet instrument au niveau du grand
public, dès que les outils informatiques seront mis en place,
et de la réunion d’informations sur les zones réservées
et forestières et sur les autres exploitations existantes. Mettant
l’accent sur le souci d’une meilleure gestion du patrimoine
minier, le président de l’ANPM a indiqué que son
instance gère actuellement 2000 titres miniers et assure l’assistance
tant aux opérateurs privés nationaux qu’à
ceux étrangers, selon lui de plus en plus mis en confiance et
intéressés.
|